
Mozambique · Province de Maputo
Kosi Bay est un spot isolé à l’extrême nord de la côte, entre lagunes et océan, apprécié des locaux pour son environnement encore préservé et son mélange de eau claire et de plages sauvages. La zone combine des estuaires peu profonds, des lacs côtiers et une plage ouverte sur l’océan Indien, ce qui en fait un terrain de jeu atypique pour le kitesurf.
L’ambiance est celle d’un bout du monde : peu de constructions en dur, des pistes de sable, des infrastructures limitées et une fréquentation encore modeste. Les riders qui s’y aventurent recherchent autant le côté nature que la navigation en vagues sur la partie océanique ou les sessions plus tranquilles dans les bras de lagune.
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Kosi Bay est un ensemble de lagunes et de plages océaniques situées dans une zone encore sauvage, avec un accès qui se fait principalement par des pistes et des routes de sable, souvent en 4x4. Pour le kitesurf, on trouve deux visages du spot : le bord océanique, exposé à la houle, et les zones intérieures plus abritées.
Sur la partie ouverte à l’océan, les sources décrivent un spot de surf avec un beachbreak et des zones de reef, alimenté par une houle de SE à ESE. Les vagues peuvent être puissantes et régulières, surtout en saison de surf, avec des séries qui dépassent facilement 1,5 mètre. Pour le kite, cela donne un plan d’eau orienté vagues, plutôt réservé aux rideurs expérimentés capables de gérer la combinaison vagues, vent et courant. La mise à l’eau se fait généralement depuis la plage proche de Kosi Bay Mouth, en prenant le temps d’observer les banes de sable, les éventuels rochers et les courants de baïnes avant de se jeter à l’eau.
À l’intérieur du système lagunaire, l’eau est plus protégée de la houle avec des zones en eau relativement calme mais rarement parfaitement plate. À marée basse, certaines parties deviennent plus choppy avec des petites vagues courtes et désordonnées, alors que d’autres se découvrent et offrent davantage de bancs de sable et de zones peu profondes. Ces zones peuvent être intéressantes pour travailler les manœuvres, à condition de bien repérer les chenaux, les structures de pêche traditionnelles et les variations de profondeur.
Le spot ne dispose pas de structure kite très développée : on ne trouve pas systématiquement de zone dédiée de décollage avec assistance. Il faut donc prévoir un décollage autonome sur la plage, en choisissant une zone dégagée, à bonne distance des pêcheurs, des promeneurs et des installations. Le stationnement se fait généralement sur les parkings ou les aires sableuses près de l’accès au parc, puis on termine souvent à pied jusqu’à la plage ou la lagune.
Les particularités locales incluent l’absence de surveillance et de secours organisés sur les plages, des courants plus marqués lors des marées de vives eaux et des jours très ventés, ainsi que la présence de faune marine variée (poissons-pierres dans certaines zones lagunaires, requins et autres espèces au large). Dans ce contexte, le spot est surtout recommandé aux rideurs autonomes qui savent lire la mer, gérer un auto-sauvetage et naviguer loin des obstacles.