
Madagascar
Diego Suarez Bay, souvent appelée baie de Diego, s’ouvre largement sur le canal du Mozambique avec un plan d’eau protégé et une vue dégagée sur les collines et le port. Coco Beach se situe sur la rive proche d’Antsiranana, à quelques kilomètres seulement du centre-ville, ce qui en fait un spot facile d’accès pour une session après la journée.
L’ambiance est tranquille, entre quelques hôtels et restaurants de bord de mer et les pêcheurs locaux qui sortent en pirogue. On navigue dans une grande baie abritée, avec suffisamment d’espace pour tirer de longs bords en vent régulier tout en gardant la ville de Diego Suarez en toile de fond.
Les données de vent affichées ici proviennent d’ERA5 (via Open-Meteo) sur 4 ans, retraitées pour refléter des conditions réalistes.
👉 Le vent moyen a été calibré pour éviter la sous-estimation habituelle des modèles.
👉 Les rafales ont été corrigées par un ratio médian afin d’éviter des valeurs extrêmes irréalistes.
👉 Chaque jour est résumé par le vent médian (P50) observé pendant les heures utiles (8h–20h), puis classé dans des plages de vent.
👉 Le mode pondéré mélange vent moyen et rafales pour refléter au mieux le vent ressenti.
Le spot de Coco Beach se trouve dans la grande baie de Diego, orientée globalement nord-sud, avec une côte qui forme une courbe ouverte. Le vent dominant de la région souffle de secteur SE à ESE en saison, ce qui donne en général un vent side-on à side-shore par rapport à la plage. Cette orientation est rassurante pour la plupart des riders, car on dérive vers la côte en cas de problème.
Le plan d’eau est globalement plat à clapoteux dans la baie, surtout près du bord où l’on profite de zones plus abritées. Plus on s’éloigne vers l’extérieur de la baie et vers l’axe du chenal, plus le clapot se forme avec le vent et le passage des bateaux. Il n’y a pas de reef exposé directement devant Coco Beach, ce qui limite les risques de contact avec des coraux, mais il peut y avoir quelques cailloux ou débris près du rivage, liés à l’activité portuaire et aux marées.
La mise à l’eau se fait directement depuis la plage en face des hôtels et restaurants. La zone de décollage est relativement étroite par endroits, car la plage n’est pas aussi large que sur les grands spots de la région comme Sakalava ou la mer d’Émeraude. Il est important d’organiser le décollage et l’atterrissage dans une zone bien dégagée, à distance des arbres, des terrasses et des lignes électriques éventuelles. Une fois sur l’eau, la zone de navigation utile se trouve entre la rive et le chenal du port, en évitant de s’approcher des bateaux au mouillage et des trajectoires de navettes.
Les marées ont un impact modéré sur la navigabilité dans cette partie de la baie. À marée basse, on garde généralement assez d’eau pour naviguer, mais on découvre davantage de zones peu profondes près du bord, avec parfois des algues ou des cailloux. À marée haute, l’accès est plus confortable et la plage se réduit un peu, ce qui demande plus de rigueur dans l’organisation au sol. Le vent souffle fréquemment toute la journée en saison, avec un renforcement en milieu d’après-midi, ce qui permet de longues sessions.
La particularité de Coco Beach par rapport aux spots plus exposés comme Sakalava ou Babaomby est son côté urbain et accessible. On peut loger en ville à Antsiranana et rejoindre le spot rapidement par la route. C’est un bon point de chute pour les riders qui voyagent avec des non-kiteurs ou qui souhaitent alterner entre sessions et visites de la région. En revanche, le vent y est généralement un peu moins fort et un peu moins propre que sur les spots pleinement ouverts au Varatraza, car la baie et le relief filtrent une partie du flux.
Les conditions idéales à Coco Beach se trouvent lorsque le Varatraza est bien établi, avec un vent de secteur SE à ESE donnant un side-on à side-shore propre. Pour la majorité des riders en twin-tip, un vent de 18 à 25 nœuds offre un excellent compromis entre confort et puissance. Les plus expérimentés enfoil ou en surf peuvent exploiter des vents un peu plus légers ou plus forts selon leur matériel.
Le plan d’eau à Coco Beach est en grande partie plat à légèrement clapoteux, surtout proche de la rive où l’on profite de l’abri naturel de la baie. C’est un cadre agréable pour le freeride, les transitions et le travail de la remontée au vent, avec assez d’espace pour croiser d’autres riders sans se gêner. Par vent établi, un petit clapot se forme au large, sans devenir trop désordonné.
Il n’y a pas de vague de reef directement exploitable devant Coco Beach comme à Sakalava ou sur les reef de la mer d’Émeraude. Les vagues présentes sont surtout de petites vagues de vent, utiles pour s’amuser en surfstrap ou en twin-tip mais sans caractère vraiment wave. La visibilité de l’eau est correcte, avec une couleur allant du bleu au vert selon la lumière, mais elle peut être un peu troublée par les alluvions et l’activité portuaire, surtout après de fortes pluies.
Dans la baie de Diego, les courants sont globalement modérés grâce au caractère abrité de l’anse par rapport au large. Les échanges d’eau sont surtout liés aux marées et au fonctionnement du port. On observe parfois un courant plus sensible à proximité du chenal d’accès au port, notamment lorsque les marées se combinent avec le passage des bateaux.
Pour les riders, cela signifie qu’on dérive relativement peu dans la zone proche de Coco Beach, mais qu’il faut rester vigilant si l’on remonte vers le centre de la baie ou si l’on se rapproche trop du chenal. En cas de vent plus faible, le courant peut légèrement compliquer le retour au bord pour les débutants qui peinent à remonter au vent, mais il reste en général gérable.
Avec un vent soutenu une grande partie de la saison, les tailles d’ailes les plus utilisées se situent généralement entre 7 m² et 11 m². Les gabarits légers navigueront souvent en 7–9 m² lorsque le Varatraza est fort, tandis que les gabarits plus lourds ou les riders en twin-tip classique apprécieront les 9–11 m². En dehors de la haute saison ou les jours plus légers, une 12 m² peut être utile pour assurer quelques sessions supplémentaires.
Le régime de vent principal dans la région de Diego Suarez est le Varatraza, un alizé de secteur SE à ESE qui s’établit généralement de avril à novembre. Sur les spots majeurs comme Sakalava et la mer d’Émeraude, ce vent souffle souvent entre 18 et 30 nœuds de façon très régulière pendant la journée. Dans la baie de Diego et à Coco Beach, il arrive filtré par la topographie, mais reste généralement suffisant pour naviguer une grande partie de l’année.
En début de saison (avril-mai) et en fin de saison (octobre-novembre), le vent peut être un peu plus irrégulier, avec des journées plus légères. En plein cœur de la saison sèche (juin à septembre), on peut s’attendre à un vent quasi quotidien, avec des après-midis bien ventés. En dehors de la période du Varatraza, des régimes thermiques et brises locales peuvent encore permettre quelques sessions, mais sans garantie de régularité.
Le nord de Madagascar autour de Diego Suarez bénéficie d’un climat tropical chaud toute l’année. Les températures de l’air tournent en général autour de 26 à 32 °C en journée, avec des nuits plus douces. La saison dite humide s’étend de décembre à mars, avec davantage d’averses et parfois des épisodes de météo plus instable liés aux systèmes tropicaux.
De avril à novembre, la région entre dans une période plus sèche, avec un ciel souvent dégagé et un vent régulier, ce qui correspond à la haute saison pour le kitesurf dans le nord de Madagascar. Même pendant la saison des pluies, les températures restent élevées et la navigation reste possible, mais avec des risques d’orages et de vent plus irrégulier. Le ressenti sur la plage est souvent renforcé par le vent, ce qui rend les journées très agréables pour les riders.
La profondeur de l’eau devant Coco Beach est progressive, avec une zone où l’on a pied sur quelques dizaines de mètres, selon la marée. Le fond est majoritairement sableux, mais on peut trouver par endroits des zones de petits cailloux, d’algues ou de débris liés au port. Au-delà de la zone de baignade, la profondeur augmente rapidement, ce qui permet de naviguer en toute sécurité sans risque de toucher le fond lorsqu’on saute ou qu’on envoie des manœuvres.
L’eau dans la baie de Diego reste chaude toute l’année, avec des températures généralement comprises entre 25 et 29 °C. Pendant la saison chaude et humide (décembre à mars), l’eau peut monter autour de 28–29 °C, offrant des sessions typiquement en lycra ou en shorty léger. En saison sèche (avril à novembre), la température descend plutôt autour de 25–27 °C, ce qui reste confortable, parfois avec un shorty 2 mm pour les plus frileux lors des longues sessions ventées.