
Saint-Vincent-sur-Jard - Plage du Goulet
France
Saint-Vincent-sur-Jard
La plage du Goulet, à Saint-Vincent-sur-Jard, est une langue de sable à l’extrémité est de la station, coincée entre la baie de Clemenceau et Longeville-sur-Mer. À marée basse, l’estran se découvre largement et laisse apparaître un vaste plateau idéal pour marcher, pêcher à pied ou préparer sa session de kitesurf.
L’ambiance est plutôt tranquille, avec un environnement un peu bétonné au niveau de la digue mais un accès direct à la mer et plusieurs rampes pratiques pour la mise à l’eau. C’est un coin fréquenté par les amateurs de surf et de kitesurf, qui viennent chercher un spot plus sportif que les plages purement baignade des environs.
Les données de vent affichées ici proviennent d’ERA5 (via Open-Meteo) sur 4 ans, retraitées pour refléter des conditions réalistes.
👉 Le vent moyen a été calibré pour éviter la sous-estimation habituelle des modèles.
👉 Les rafales ont été corrigées par un ratio médian afin d’éviter des valeurs extrêmes irréalistes.
👉 Chaque jour est résumé par le vent médian (P50) observé pendant les heures utiles (8h–20h), puis classé dans des plages de vent.
👉 Le mode pondéré mélange vent moyen et rafales pour refléter au mieux le vent ressenti.
- 🟢 10–16 nds : vent faible mais navigable (notamment en foil).
- 🟡 16–22 nds : plage idéale, conditions confortables pour la majorité.
- 🔴 22–28 nds : vent fort, réservé aux riders expérimentés.
- 🟣 28+ nds : conditions extrêmes, navigation engagée.
Localisation & Points d'intérêt
Informations utiles
La plage du Goulet fait face à l’océan Atlantique, sur une côte globalement orientée ouest / sud-ouest. Avec un vent de secteur W à NW, on navigue en side-on voire side-shore depuis la droite, ce qui offre des conditions plutôt sécurisantes avec un retour naturel vers la plage. Par vent de S ou SE, le vent devient plus irrégulier et peut être partiellement perturbé par la côte, alors que les vents de NE à E sont souvent rafaleux et menos adaptés au kitesurf.
Le spot est très dépendant de la marée. À marée haute, la plage de sable est pratiquement inexistante et l’on se retrouve face à une digue bétonnée, ce qui rend la mise à l’eau et surtout le décollage/atterrissage des ailes délicats, voire déconseillés. À marée basse et mi-marée descendante, l’estran se découvre largement avec un vaste plateau sableux, ce qui permet de disposer de beaucoup d’espace pour préparer le matos, décoller et poser l’aile en sécurité. C’est clairement le créneau à privilégier.
Le plan d’eau est typique de la côte vendéenne : clapot et petites vagues par vent modéré, et belles lignes de vagues quand la houle d’ouest rentre bien. Selon le coefficient de marée et la houle, on peut avoir une zone de chop proche du bord et de vraies vagues plus au large. Les vagues cassent souvent sur le plateau rocheux et sableux de l’estran, ce qui offre quelques sections surfables mais demande de bien repérer les zones où les rochers affleurent.
La zone est officiellement repérée comme spot de surf et kitesurf, avec un parking proche, des rampes d’accès et, en saison estivale, un poste de secours. Cela reste toutefois un environnement plus « sport » que purement familial, notamment à cause de la quasi-absence de sable à marée haute. Pour la mise à l’eau, on s’équipe généralement sur la partie sableuse découverte à marée descendante, puis on marche quelques dizaines de mètres pour trouver assez de profondeur pour naviguer sans toucher. La navigation se fait principalement en face du front de mer et vers l’est, en restant à distance raisonnable de la digue et des éventuelles baigneurs en saison.
Un point important : à marée basse, le plateau rocheux et l’estran peuvent être irréguliers, avec quelques dalles ou cailloux. Il est préférable de naviguer chaussé si l’on prévoit de marcher dans l’eau ou de revenir par la plage. En été, il faut également composer avec le balisage de baignade et la surveillance, en restant bien en dehors des zones de nage pour éviter tout conflit avec les maîtres-nageurs.
Les conditions idéales pour le kitesurf à la plage du Goulet se situent avec un vent de secteur W à NW, offrant un angle side-on sécurisé et un bon appui pour remonter au vent. Une force de 15 à 25 nœuds couvre la majorité des besoins, avec suffisamment de puissance pour exploiter les vagues sans être dans des conditions trop extrêmes pour la plupart des riders. La plage est plus confortable à mi-marée et marée basse, lorsque l’estran est découvert et que l’on dispose de place pour manœuvrer.
Le plan d’eau de la plage du Goulet est un mélange de chop et de vagues, typique de la façade atlantique vendéenne. Par vent modéré et petite houle, on trouve un clapot court près du bord et des vagues plus organisées au large, idéales pour s’initier au surf en strapless ou jouer avec les kickers en twin-tip. Quand la houle d’ouest est bien établie, les vagues peuvent devenir plus puissantes et plus creuses, surtout à mi-marée, ce qui intéressera les riders confirmés.
À marée basse, une partie de la zone devient plus plate entre deux bancs, avec un chop moins marqué et des sections parfois plus lisses, mais cela dépend beaucoup de la configuration du sable et de la houle du moment. À marée haute, les vagues viennent parfois casser proche de la digue, ce qui réduit la marge de manœuvre pour manœuvrer l’aile et la planche près du bord. Globalement, ce n’est pas un spot de flat, mais plutôt un spot de freeride vagues et de navigation dans un clapot atlantique.
Les courants sur la plage du Goulet sont principalement liés au marnage et à la configuration de la baie. À marée descendante et montante, on ressent un courant parallèle à la côte, qui reste généralement modéré mais peut se renforcer selon les coefficients de marée. Il faut être particulièrement attentif lorsque le coefficient est élevé, car le courant peut alors décaler le rider le long de la plage plus rapidement que prévu.
À proximité des zones rocheuses et des éventuels chenaux de vidange de l’estran, les mouvements d’eau peuvent être plus marqués, avec des remous et des accélérations locales. En restant dans la zone principale de navigation, face à la plage et légèrement au large du plateau, la situation reste gérable pour un pratiquant déjà autonome. Les débutants doivent toutefois garder en tête que le courant, combiné au vent side-on, peut vite les emmener vers le large ou le long de la côte s’ils ne savent pas remonter correctement au vent.
Pour un gabarit moyen autour de 75–80 kg, on utilise le plus souvent des ailes de 9 à 12 m² dans les vents modérés de 15 à 22 nœuds. Quand les dépressions hivernales s’invitent et que le vent dépasse les 25 nœuds, on bascule plutôt sur des tailles de 7 à 9 m². Les gabarits plus légers pourront naviguer régulièrement en 7–9 m², tandis que les riders plus lourds garderont une 10–12 m² comme aile principale pour les thermiques d’été.
Le régime de vent sur cette portion de côte vendéenne est dominé par les flux W, SW et NW, liés aux perturbations atlantiques. En automne, hiver et début de printemps, les dépressions génèrent régulièrement des vents forts, souvent entre 20 et 35 nœuds, avec parfois des coups de vent plus sérieux. C’est la période la plus ventée et la plus consistante pour le kitesurf, mais aussi la plus engagée en termes de météo.
Au printemps et en été, le vent est plus souvent modéré, avec des brises thermiques de 12 à 22 nœuds quand le gradient synoptique est favorable. Les orientations les plus fréquentes restent W à NW, offrant un bon angle side/side-on pour la plage du Goulet. Les épisodes de vent d’est existent mais sont moins réguliers et souvent plus rafaleux, surtout près de la côte.
Le climat de Saint-Vincent-sur-Jard est typiquement océanique, avec des hivers doux et des étés modérés. En hiver, les températures de l’air tournent souvent autour de 8–12 °C, avec des dépressions atlantiques fréquentes qui amènent du vent et de la houle. Au printemps et à l’automne, les températures deviennent plus agréables, entre 12 et 20 °C, ce qui correspond souvent aux meilleures périodes pour combiner vent régulier et plage encore calme.
En été, les maximales oscillent généralement entre 22 et 27 °C, avec parfois des épisodes plus chauds mais la brise marine limite souvent les excès. Le spot reste exposé au vent d’ouest et aux thermiques de mer, ce qui permet de rider une grande partie de l’année. Globalement, les douze mois peuvent offrir des sessions, mais le ressenti varie beaucoup selon la température de l’air et de l’eau.
La profondeur est progressive, avec un vaste estran à marée basse qui permet d’avoir pied longtemps avant d’atteindre la zone plus profonde. On a généralement pied sur plusieurs dizaines de mètres depuis le bord, ce qui est rassurant pour les riders intermédiaires. Le fond est majoritairement sableux, mais on rencontre par endroits des zones rocheuses ou des dalles, surtout vers les extrémités de la plage et sur le plateau à marée basse, d’où l’intérêt de repérer la zone en marchant avant de se mettre à l’eau.
En hiver, la température de l’eau descend souvent autour de 10–12 °C, ce qui impose une combinaison intégrale épaisse (5/4 ou 5/3 mm) avec chaussons, voire gants et cagoule pour les plus frileux. Au printemps, l’eau remonte progressivement vers 13–16 °C, ce qui permet de rester sur une 4/3 mm bien ajustée.
En été, la température de l’eau atteint généralement 18–21 °C selon les années et les épisodes de remontée d’eau froide. Une combinaison 3/2 mm ou un shorty suffisent souvent, surtout pour les sessions de l’après-midi. En automne, l’eau reste agréable longtemps, souvent encore autour de 17–19 °C en septembre et début octobre, offrant une belle fenêtre de navigation confortable.
