
France
La plage de Clémenceau, au sud de La Tranche-sur-Mer, est une longue plage de sable typique du littoral vendéen. Elle est un peu à l’écart des zones les plus fréquentées, avec un accès moins direct que les plages du centre.
Le coin attire quelques pratiquants de sports de glisse, notamment pour le surf et le kite quand les conditions sont réunies. L’ambiance est plus tranquille que sur les spots principaux de la station, avec une plage classée assez sauvage et des espaces où l’on se sent vite au large.
Les données de vent affichées ici proviennent d’ERA5 (via Open-Meteo) sur 4 ans, retraitées pour refléter des conditions réalistes.
👉 Le vent moyen a été calibré pour éviter la sous-estimation habituelle des modèles.
👉 Les rafales ont été corrigées par un ratio médian afin d’éviter des valeurs extrêmes irréalistes.
👉 Chaque jour est résumé par le vent médian (P50) observé pendant les heures utiles (8h–20h), puis classé dans des plages de vent.
👉 Le mode pondéré mélange vent moyen et rafales pour refléter au mieux le vent ressenti.
La plage est orientée globalement ouest/sud-ouest, face au large, avec un littoral très ouvert. Les vents de secteur W à SW arrivent plutôt side-on à onshore, ce qui offre des conditions correctes en termes de sécurité mais rend parfois le plan d’eau un peu désordonné. En vent de NW, on reste sur un régime proche du side-on, avec une houle bien exposée à la houle d’ouest de l’Atlantique.
Le plan d’eau change beaucoup avec la marée. À marée basse, la plage découvre largement et on se retrouve avec une grande zone de sable humide avant d’atteindre l’eau, ce qui peut compliquer la mise à l’eau avec le matériel. À mi-marée et marée haute, on a un shorebreak plus marqué et un plan d’eau formé par les vagues, typique de la côte vendéenne. Il n’y a pas de véritable zone de flat : on navigue surtout dans le clapot et les vagues.
La mise à l’eau se fait directement depuis la plage, mais la zone de sable utile pour décoller une aile n’est pas immense par forte marée, surtout avec le recul des dunes. Ce n’est pas le spot le plus pratique de la commune pour gréer un kite : plusieurs sources indiquent que le secteur Clémenceau / Maison Clémenceau est peu adapté au kitesurf en comparaison des plages mieux dégagées comme la Terrière ou le Phare. La plage Clémenceau est néanmoins référencée avec une zone kitesurf, ce qui montre que la pratique y est tolérée, mais elle reste plutôt fréquentée par les surfeurs et baigneurs.
En pratique, les riders utilisent davantage cette zone pour le surf ou le paddle, et privilégient pour le kitesurf les spots principaux de La Tranche-sur-Mer (notamment la plage du Phare) où les zones sont clairement organisées et plus adaptées. La navigation à Clémenceau demande donc d’être autonome, à l’aise dans les vagues et capable de gérer un plan d’eau ouvert, sans repères ni chenal spécifique pour le kite.
Pour naviguer sur la plage Clémenceau, les conditions les plus intéressantes se situent en W à NW, avec un vent side-on compris entre 18 et 25 nœuds. Ce régime permet de profiter des vagues sans être trop onshore, tout en conservant une bonne marge de sécurité pour revenir à la plage.
Les gabarits légers pourront exploiter des sessions autour de 15 nœuds en freeride, tandis que les riders plus lourds ou adeptes des vagues privilégieront les jours plus établis au-dessus de 20 nœuds pour avoir assez de puissance dans le plan d’eau formé.
Le plan d’eau est clairement orienté vagues et clapot. Par houle d’ouest ou de nord-ouest, la plage de Clémenceau reçoit des séries régulières avec un shorebreak plus ou moins puissant selon la marée. À marée haute, les vagues cassent près du bord et peuvent rendre la sortie et le retour à terre physiques, surtout avec une grande aile.
Au large, on retrouve un plan d’eau formé avec un mélange de houle et clapot
Les courants sont liés aux marées et à la configuration ouverte de la côte. Ils restent généralement modérés mais peuvent se renforcer selon le coefficient de marée et l’orientation de la houle. Le courant longeant la côte peut être sensible quand il y a de la houle et du vent soutenu, ce qui impose de bien anticiper sa dérive, surtout lors des bords au large.
Il n’y a pas d’estuaire immédiat sur la plage de Clémenceau comme à la Pointe d’Arçay, mais la région du Sud-Vendée est connue pour ses courants marqués par fort coefficient. Il est donc important de vérifier les horaires de marée et d’éviter les grandes marées si l’on n’est pas parfaitement à l’aise en navigation dans le courant et les vagues.
Pour un gabarit moyen autour de 75–80 kg, les ailes les plus utilisées à Clémenceau sont en général entre 8 m² et 11 m² selon la saison et la force du vent. En hiver et à l’intersaison, une 7–9 m² est souvent adaptée aux coups de vent d’ouest, alors qu’en été, une 10–12 m² peut servir sur les journées de thermique plus léger.
Les petits gabarits tourneront plutôt autour de 7–9 m², et les gabarits plus lourds pourront monter à 11–13 m² lorsque le vent est en bas de plage.
La région de La Tranche-sur-Mer est connue pour ses vents d’ouest liés aux dépressions atlantiques, qui apportent régulièrement du W, SW ou NW modéré à fort, surtout de l’automne au printemps. Ces régimes donnent des sessions souvent puissantes, avec une houle bien présente sur la plage de Clémenceau.
En été, le vent est plus irrégulier mais on peut profiter de brises thermiques renforçant les vents de secteur ouest, généralement dans une plage de 12 à 20 nœuds. Sur ce secteur, il n’y a pas de vent thermique local baptisé comme en Méditerranée, mais les riders surveillent surtout les flux d’ouest et de nord-ouest, les plus porteurs et les plus adaptés à la configuration de la côte.
Le climat est océanique doux, typique de la côte vendéenne. Les hivers sont relativement tempérés, avec des températures souvent comprises entre 6 et 12 °C et de nombreux passages perturbés qui apportent du vent et des vagues. Les étés sont modérément chauds, autour de 20 à 26 °C en journée, avec des soirées plus fraîches mais agréables sur la plage.
Le printemps et l’automne sont des périodes intéressantes pour le kitesurf, avec des dépressions encore actives et des températures déjà plus confortables que l’hiver. La plage de Clémenceau profite d’un bon ensoleillement et de la brise thermique en période estivale, même si les meilleures sessions en vent établi se jouent plutôt hors été ou en début/fin de saison.
La plage de Clémenceau présente un profil de fond très progressif avec un large plateau sableux. On a pied longtemps en s’éloignant du bord, ce qui est rassurant mais il faut marcher davantage à marée basse pour atteindre une zone navigable. Le fond est entièrement sableux sur la zone de pratique, sans rochers majeurs signalés dans la zone immédiate de navigation.
À marée haute, on accède rapidement à de la profondeur suffisante pour naviguer, mais le shorebreak est plus marqué. À marée basse, la profondeur augmente doucement et la zone d’eau exploitable se trouve plus loin du trait de côte.
L’hiver, la température de l’eau descend généralement autour de 10–12 °C, ce qui impose une combinaison intégrale épaisse, type 5/4 mm avec chaussons, cagoule et gants pour les longues sessions. Au printemps, l’eau remonte progressivement vers 13–16 °C, ce qui permet encore une 5/4 mm ou de passer en 4/3 mm pour les plus résistants.
En été, la température oscille souvent entre 18 et 21 °C selon les périodes, ce qui rend la navigation très agréable en 3/2 mm ou shorty pour les plus courageux. À l’automne, l’eau reste relativement douce, autour de 16–18 °C, prolongeant la saison confortable pour le kitesurf avant le retour de l’hiver.